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Retour en force de l'interventionnisme américain et des banques centrales qui peuvent attendre
information fournie par Edmond de Rothschild AM 12/01/2026 à 11:00

Flash Marchés Edram

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  • Le fait marquant de ce début d'année est le tournant interventionniste et international de Donald Trump.
  • Au niveau de la Zone Euro, les données d'activité restent par ailleurs positives avec une reprise du crédit qui se poursuit
  • Dans ce contexte, nous avons maintenu notre approche avec une allocation légèrement positive sur les taux, neutre sur les actions et négative sur le dollar tout en maintenant notre vue constructive sur le crédit et les taux émergeants

Le fait marquant de ce début d'année est le tournant interventionniste et international de Donald Trump avec l'intervention directe au Venezuela avec l'arrestation du président Nicolas Maduro. En difficulté en interne en amont des lections des mid-terms, Donald Trump suit la doctrine Monroe avec l'objectif de prendre le contrôle des réserves et exportations de pétrole aux dépends de la Chine, accompagné d'investissements des entreprises américaines et l'expulsion des conseillers étrangers notamment chinois et russes. Au vu du prix d'extraction et du montant des investissements à réaliser pour rétablir la production de pétrole au Venezuela, l'impact à court terme sur les prix du pétrole devrait rester limité mais ceci devrait permettre de contenir les pressions inflationnistes à plus long terme. Cette intervention vient s'ajouter aux tensions de l'Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis avec le Yémen, des Etats-Unis avec l'Iran, et accentue les incertitudes géopolitiques avec des interventions potentielles des Etats-Unis au Groenland, en Colombie ou à Cuba. De son côté, la Chine démontre qu'elle est aussi susceptible d'intervenir à Taiwan avec des exercices militaires d'une ampleur inégalée et menace le Japon d'un possible embargo des biens à double usage civil et militaire après les propos de Mme Taikachi sur la protection militaire apportée par son pays à Taiwan. Côté européen, cette intervention ne semble pas pouvoir faciliter des négociations qui patinent avec les Russes, même si l'on peut noter une avancée avec un accord entre européens et américains pour donner des garanties de sécurité à l'Ukraine.

Aux Etats-Unis, les données d'activité restent résilientes malgré la diminution du besoin de main d'œuvre avec des postes non pourvus à 7,15 millions versus 7,65 attendus. En effet, l'ISM des services a accéléré en décembre à 54,4 versus 52,2 attendus et 52,6 en novembre. Par ailleurs, la consommation ressort à +2,6% et la croissance à +4,3% sur le 3ème trimestre tandis que l'indice de confiance du Conference Board est également en hausse à 89,1 en décembre. Barkin, membre de la FED, a de fait souligné qu'une plus grande prudence était nécessaire après les dernières baisses de taux.

Après la fin de la réduction de son bilan en décembre, la Fed a pu gérer les tensions grâce à ces outils de refinancement et de reverse repo, bien qu'avec des montants à un plus haut depuis 2021. Elle pourrait envisager de reprendre la réduction du rythme de ses achats de bons du trésor si le marché interbancaire reste sous contrôle jusqu'à la période de prélèvement des impôts d'avril.

En Zone euro, la France n'a pas réussi à faire passer un budget avant la fin de l'année malgré la surprise sur le vote du financement de la sécurité sociale, portant la prévision de déficit à -5,3% pour 2026 et soulignant la nécessité de faire passer des mesures complémentaires pour le contenir à 5% éventuellement par décret ou recours au 49.3. Au niveau de la Zone Euro, les données d'activité restent par ailleurs positives avec une reprise du crédit qui se poursuit : le taux de croissance des crédits au secteur privé s'élève à +3,4% en glissement annuel en novembre versus +3,0% en octobre. L'inflation de la zone reste sous contrôle avec une inflation totale en ligne avec les attentes à 2% sur un an glissant en décembre versus 2,1% en novembre et une inflation sous-jacente plus faible que prévu avec 2,3% versus 2,4% attendus, soutenue par le ralentissement du prix des biens durables et des services. Cette publication a diminué la possibilité d'une potentielle hausse de taux par la BCE fin 2026.

En Asie, Mme Takaichi a dû donner des gages lors de la présentation de son budget afin de calmer les craintes inflationnistes pesant sur les taux. En Chine, l'inflation est remontée de +0,7 % en novembre à +0,8 % en décembre, portée par les prix alimentaires. Cette donnée diminue l'urgence d'une intervention pour répondre à la faiblesse de l'économie, illustrée par des prix à la production qui restent en territoire négatif -à-1,9% versus -2,1%.

Dans ce contexte, nous avons maintenu notre approche avec une allocation légèrement positive sur les taux, neutre sur les actions et négative sur le dollar, tout en maintenant notre vue constructive sur le crédit et les taux émergents.

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